1. Parmi les 6 grosses pertes, lesquelles constituent les 'Arrêts induits' ?
La perte n°3 'Arrêts induits' correspond aux pannes de plus de 10 minutes. À ne pas confondre avec les micro-arrêts (n°4 = petites causes répétitives : bourrages, déréglages < 10 min) ou les ralentissements (n°5).
2. Quelle est la 5ème mesure pour atteindre le Zéro Panne ?
Les 5 mesures Zéro Panne : (1) conditions de base, (2) conditions d'utilisation, (3) remettre en état les dégradations, (4) améliorer les mauvaises conceptions, (5) prévenir les erreurs humaines via Poka-Yoke (détrompeurs).
3. Quelle est la bonne séquence de la démarche TPM ?
La démarche TPM complète : (1) Audit initial, (2) 5S, (3) Auto-maintenance, (4) Zéro panne (5 mesures), (5) Amélioration continue (Ishikawa), (6) Suivi / indicateurs visuels, (7) Analyse Pareto.
4. Dans la formule CGM = CIM + CDM + CSM + ASM, que désigne le CDM ?
CDM = Coût des Défaillances de Maintenance = perte des marges d'exploitation. C'est le coût caché le plus lourd, car il représente la production perdue lors des arrêts machines.
5. Quelle est la différence entre dépannage et réparation en maintenance corrective ?
En maintenance corrective : le dépannage est une remise en état provisoire (solution rapide), tandis que la réparation est une intervention durable qui rend la machine pleinement opérationnelle.
6. La maintenance préventive systématique se distingue de la préventive conditionnelle car elle est…
La préventive systématique est planifiée selon une périodicité fixe (heures, km…) et nécessite de connaître tous les modes de dégradation. La conditionnelle est déclenchée par un événement ou une mesure (vibrations, température, capteur d'usure…).
7. Quelle proportion du CIM provient d'une mauvaise prise en compte des contraintes de maintenance à la conception ?
40 à 60 % du Coût des Interventions de Maintenance vient d'une mauvaise prise en compte à la conception. Pourtant, l'intégrer dès la conception ne coûte que 2 à 3 % du prix du matériel.
8. La rénovation et reconstruction complète d'une machine correspond à quel niveau ?
Le niveau 5 est le plus complexe : rénovation, reconstruction ou réparations importantes. Réalisé par le constructeur ou un reconstructeur, en atelier central, avec des moyens industriels.
9. Quels sont les 3 niveaux de surveillance en maintenance préventive ?
Les 3 niveaux de surveillance sont : Inspection (surveillance régulière sans intervention), Contrôle (vérification par rapport à une norme définie), et Visite (examen détaillé de l'équipement).
10. Quelles sont les valeurs d'excellence TRS cibles ?
Les cibles d'excellence : Disponibilité > 96%, Performance > 95%, Qualité > 99%. Le TRS d'excellence qui en résulte est > 90%. Dans l'exemple du cours (TRS = 66%), la marge de progression est donc très importante.
11. Le niveau 2 de maintenance est réalisé par…
Le niveau 2 (dépannages par échange standard, graissage, contrôles) est réalisé par un technicien habilité sur place, avec un outillage portable défini.
12. Si le TRS d'un atelier est de 66%, que peut-on conclure ?
66% est très loin de l'objectif d'excellence de 90%. Cela signifie qu'il y a une grande marge de progression possible en agissant sur la disponibilité, la performance et/ou la qualité via la démarche TPM.
13. Que mesure le MTBF (Mean Time Between Failure) ?
MTBF = temps moyen entre deux défaillances successives. MTBF = (Temps total − Σ temps d'arrêts) / Nombre de pannes. À ne pas confondre avec MTTF (temps avant 1ère panne) ou MTTR (temps de réparation).
14. Quel niveau de maintenance correspond au remplacement de fusibles et réglages simples par l'opérateur, sur place ?
Le niveau 1 concerne les réglages simples et échanges de consommables (voyants, fusibles). Il est réalisé par l'exploitant sur place, sans démontage, sans outillage lourd.
15. La disponibilité D se calcule avec…
D = MTBF / (MTBF + MTTR). Plus le MTBF is grand (machine fiable) et le MTTR petit (réparation rapide), plus D est proche de 1 (100%). Exemple du cours : D = 1419/(1419+9,35) = 99,3%.
16. Selon la norme AFNOR X60.010, quelle est la définition officielle de la maintenance ?
La norme AFNOR X60.010 définit la maintenance comme « une action permettant de maintenir ou rétablir un bien dans un état spécifié ». Cette formulation exacte est à connaître par cœur.
17. Dans un fichier historique GMAO, que signifie le code 'Dp' ?
Codes d'intervention GMAO : Dp = Dépannage · Rp = Réparation · Rg = Réglage · Rn = Rénovation · Rc = Reconstruction. Pour la nature : M = Mécanique · E = Électrique · P = Pneumatique · S = Sécurité.
18. La maintenance corrective est déclenchée par…
La maintenance corrective est déclenchée par l'apparition d'une défaillance entraînant une indisponibilité immédiate ou imminente. Elle vise à redonner au matériel ses qualités perdues.
19. Quel avantage principal offre l'externalisation globale forfaitaire (vs coup par coup) ?
L'externalisation forfaitaire fixe le coût à l'avance et permet de maîtriser le MTTR. Mais elle présente des inconvénients : pas de souplesse, perte du savoir-faire interne et pas d'amélioration continue.
20. Dans l'exemple du cours (10 000 h, 7 pannes, Σarrêts = 65,5 h), quel est le MTTR ?
MTTR = Σ temps d'arrêts / Nombre de pannes = 65,5 / 7 = 9,35 h. Le MTBF quant à lui = (10 000 − 65,5) / 7 = 1 419 h. La disponibilité D = 1419/(1419+9,35) = 99,3%.
21. Que signifie l'acronyme CGM ?
CGM = Coût Global de la Maintenance. Sa formule est : CGM = CIM + CDM + CSM + ASM. Le poste le plus lourd est généralement le CDM (Coût des Défaillances de Maintenance = pertes de marges d'exploitation).
22. Quelles sont les 3 situations d'intervention possibles pour la maintenance ?
Il existe 3 situations : (1) matériel ET production arrêtés, (2) matériel à l'arrêt mais production assurée par autre moyen, (3) matériel fonctionnel ET production assurée (maintenance en marche).
23. Changer les plaquettes de frein au déclenchement du témoin d'usure correspond à…
C'est une maintenance préventive conditionnelle : l'intervention est déclenchée par un capteur (le témoin d'usure) qui atteint un seuil, pas par une périodicité fixe ni par une panne déclarée.
24. Quel outil vise à rendre impossible l'exécution incorrecte d'une tâche ?
Le Poka-Yoke (détrompeur) est un dispositif anti-erreur qui rend physiquement impossible d'effectuer une opération de manière incorrecte. C'est la 5ème mesure Zéro Panne dans la démarche TPM.
25. Quelle est la formule complète du TRS ?
TRS = Taux de Disponibilité × Taux de Performance × Taux de Qualité. Chaque taux : Dispo = TBF/TO, Perf = TNF/TBF, Qualité = TFU/TNF (ou pièces bonnes / pièces produites).
26. Que signifient les 5S (dans l'ordre) ?
5S = Seiri (débarrasser), Seiton (ranger), Seiso (nettoyer), Seiketsu (standardiser), Shitsuke (pérenniser). C'est l'étape de base indispensable et le point de départ obligatoire de toute démarche TPM.
27. Dans la démarche TPM, l'opérateur est-il censé effectuer lui-même des micro-réparations sur sa machine ?
OUI. L'auto-maintenance consiste à confier à l'opérateur la maintenance de niveaux 1 et 2 sur sa propre machine. Il connaît sa machine et participe à son entretien préventif (actions hebdo, mensuelles, semestrielles).
28. Dans le calcul du coût total d'un service maintenance, si 3 techniciens coûtent 1 632 € et les heures d'arrêt 1 080 €, quel est le coût total ?
Coût total = coût techniciens + coût arrêt machine = 1 632 + 1 080 = 2 712 €. Dans l'exemple du cours (3 tech à 34€/h, perte prod 360€/h), c'est la configuration optimale.
29. Le diagnostic de pannes et réparations par échange de composants est le niveau…
Le niveau 3 inclut le diagnostic des pannes, réparations par échange de composants et réglages généraux. Réalisé par un technicien spécialisé avec des appareils de mesure.
30. Que signifie l'outil 'One Point Lesson' utilisé dans la TPM ?
La One Point Lesson est une fiche courte et visuelle de formation ciblée sur un seul point précis. Utilisée dans la TPM pour former rapidement les opérateurs sur un aspect spécifique de leur machine.
31. Quel triptyque résume les objectifs opérationnels de la maintenance ?
Les objectifs de la maintenance s'articulent autour du triangle Coûts / Livraison / Qualité. La TPM est liée à ces 3 sommets simultanément, d'où son nom « Totale ».
32. Changer la courroie de distribution tous les 100 000 km correspond à quel type de maintenance ?
C'est une maintenance préventive systématique : l'intervention est planifiée selon un nombre d'unités d'usage (km), indépendamment de l'état réel de la courroie.
33. Les gros travaux correctifs ou préventifs et l'étalonnage relèvent du…
Le niveau 4 : gros travaux correctifs ou préventifs (hors rénovation), étalonnage, vérification des étalons. Réalisé par une équipe très spécialisée avec des bancs de mesure, en atelier spécialisé.
34. Le SMED vise à…
SMED = Single Minute Exchange of Die. C'est un outil Lean qui vise à réduire drastiquement les temps de changement de série (idéalement sous 10 minutes, d'où « Single Minute »).
35. L'outil Ishikawa (arêtes de poisson) est organisé selon les…
Le diagramme Ishikawa cause-effet est organisé selon les 5M : Matière, Milieu, Méthodes, Matériel, Main d'œuvre. Il identifie les causes racines d'un problème. Complémentaire du Pareto : Pareto dit « quoi traiter » → Ishikawa dit « pourquoi ça arrive ».
36. La règle de Pareto 20/80 appliquée à la maintenance signifie que…
Pareto 20/80 en maintenance : 20% des causes d'arrêts génèrent 80% des pannes. On analyse mensuellement et on traite ces 20% en priorité pour l'impact maximal sur la disponibilité.
37. Comment sont organisées hiérarchiquement les 6 grosses pertes pour calculer le TRS ?
Hiérarchie : Temps Total → moins ① = TO (temps d'ouverture) → moins ②③ = TBF → moins ④⑤ = TNF → moins ⑥ = TFU (temps fonctionnement utile). Chaque niveau alimente le calcul d'un taux TRS différent.
38. Quel mode d'organisation maintenance est le plus coûteux et n'offre aucune maîtrise des délais ?
Le coup par coup (prestataires ponctuels) est le pire mode économiquement : plus de 1 000 €/jour, aucune maîtrise des délais, aucune souplesse. À distinguer de l'externalisation forfaitaire qui maîtrise le coût.
39. Dans l'exemple du cours (480 min total, TO=440 min, pannes 20 min, arrêts propres 30 min), quel est le TBF ?
TBF = TO − arrêts induits − arrêts propres = 440 − 20 − 30 = 390 min. La disponibilité est donc 390/440 = 88,6 %. Ce TBF sert ensuite à calculer le taux de performance.
40. En quelle année et par qui la TPM a-t-elle été formalisée ?
La TPM a été inventée en 1971 par le JMA (Japan Management Institute) et formalisée par Nakajima. Avant 1950, on était en 100% corrective (breakdown maintenance). Le préventif est apparu aux USA en 1950.
41. Parmi les 5 points de la TPM (Nakajima), lequel est souvent omis à tort ?
La TPM implique la participation de TOUS : direction, ingénierie, production, maintenance, qualité — et de TOUS LES NIVEAUX hiérarchiques. C'est ce qui la rend « Totale ». L'utilisation des outils de motivation est aussi un des 5 points clés.
42. Parmi les fonctionnalités suivantes, laquelle ne fait PAS partie d'un logiciel GMAO ?
La GMAO gère : historique des interventions, planification préventive, stocks de pièces, ordres de travaux (OT), indicateurs (MTBF, MTTR, TRS), rapports d'intervention et analyse Pareto. Elle ne gère pas la chaîne de production (c'est l'ERP/MES).