đź“–đź’¬ Paroles "Les animaux malades de la peste" la Fontaine

Essayez de trouver tous les mots de la fable "Les animaux malades de la peste" par Jean de la Fontaine
Créé par Labeillenovice
Évaluation:
Dernière actualisation : 29 septembre 2021
Première soumission29 septembre 2021
Nombre de tentatives50
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Les animaux malades de la peste
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Mots
Un
mal
qui
répand
la
terreur,
Mal
que
le
Ciel
en
sa
fureur
Inventa
pour
punir
les
crimes
de
la
terre,
La
Peste
(puisqu'
il
faut
l'
appeler
par
son
nom),
Capable
d'
enrichir
en
un
jour
l'
Achéron,
Faisait
aux
Animaux
la
guerre.
Ils
ne
mourraient
pas
tous,
mais
tous
Ă©taient
frappés :
On
n'
en
voyait
point
d'
occupés
A
chercher
le
soutien
d'
une
mourante
vie ;
Nul
mets
n'
excitait
leur
envie ;
Ni
Loups
ni
Renards
n'
Mots
Ă©piaient
La
douce
et
l'
innocente
proie ;
Les
Tourterelles
se
fuyaient :
Plus
d'
amour,
partant
plus
de
joie.
Le
Lion
tint
conseil,
et
dit :
"Mes
chers
amis,
Je
crois
que
le
Ciel
a
permis
Pour
nos
péchés
cette
infortune.
Que
le
plus
coupable
de
nous
Se
sacrifie
aux
traits
du
céleste
courroux ;
Peut-
ĂŞtre
il
obtiendra
la
guérison
commune.
L'
histoire
nous
apprend
qu'
en
de
tels
accidents
On
fait
de
pareils
dévouements.
Ne
nous
flattons
donc
point,
voyons
Mots
sans
indulgence
L'
Ă©tat
de
notre
conscience.
Pour
moi,
satisfaisant
mes
appétits
gloutons,
J'
ai
dévoré
force
moutons.
Que
m'
avaient-
ils
fait ?
nulle
offense ;
MĂŞme
il
m'
est
arrivé
quelquefois
de
manger
Le
berger
Je
me
dévouerai
donc,
s'
il
le
faut ;
mais
je
pense
Qu'
il
est
bon
que
chacun
s'
accuse
ainsi
que
moi ;
Car
on
doit
souhaiter,
selon
toute
justice,
Que
le
plus
coupable
périsse.
- Sire,
dit
le
Renard,
vous
ĂŞtes
trop
bon
roi ;
Vos
Mots
scrupules
font
voir
trop
de
délicatesse.
Et
bien !
manger
moutons,
canaille,
sotte
espèce,
Est-
ce
un
péché ?
Non,
non.
Vous
leur
fîtes,
Seigneur,
En
les
croquant,
beaucoup
d'
honneur ;
Et
quant
au
berger,
l'
on
peut
dire
Qu'
il
Ă©tait
digne
de
tous
maux,
Etant
de
ces
gens-
lĂ 
qui
sur
les
animaux
Se
font
un
chimérique
empire."
Ainsi
dit
le
Renard ;
et
flatteurs
d'
applaudir.
On
n'
osa
trop
approfondir
Du
Tigre,
ni
de
l'
Ours,
ni
des
Mots
autres
puissances,
Les
moins
pardonnables
offenses.
Tous
les
gens
querelleurs,
jusqu'
aux
simples
Mâtins,
Au
dire
de
chacun,
Ă©taient
de
petits
saints.
L'
Ă‚ne
vint
Ă 
son
tour,
et
dit :
"J'
ai
souvenance
Qu'
en
un
pré
de
moines
passant,
La
faim,
l'
occasion,
l'
herbe
tendre,
et
je
pense
Quelque
diable
aussi
me
poussant,
Je
tondis
de
ce
pré
la
largeur
de
ma
langue ;
Je
n'
en
avais
nul
droit,
puisqu'
il
faut
parler
net."
A
ces
mots,
Mots
on
cria
haro
sur
le
baudet.
Un
Loup
quelque
peu
clerc,
prouva
par
sa
harangue
Qu'
il
fallait
dévouer
ce
maudit
animal,
Ce
pelé,
ce
galeux,
d'
oĂą
venait
tout
leur
mal.
Sa
peccadille
fut
jugée
un
cas
pendable.
Manger
l'
herbe
d'
autrui !
quel
crime
abominable !
Rien
que
la
mort
n'
Ă©tait
capable
D'
expier
son
forfait.
On
le
fit
bien
voir.
Selon
que
vous
serez
puissant
ou
misérable,
Les
jugements
de
cour
vous
rendront
blanc
ou
noir.
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