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Hint
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Answer
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2nd partie
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Dans cette oeuvre les ronin sont mis en scène comme des héro tragique
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2nd partie
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leurs actes justifiés par des valeurs profondes
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2nd partie
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Ce que la fiction fait ici c’est donner un sens moral universel à un fait local et contextuel
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2nd partie
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Elle modèle leur identité en les éloignant de la réalité historique
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2nd partie
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On ne célèbre plus un acte de désobéissance mais un sacrifice noble
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2nd partie
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La pièce transforme donc les rōnin en figures exemplaires presque philosophiques
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2nd partie
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Elle contribue à la construction d’une identité héroique que les Japonais peuvent s’approprier
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3rd partie
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Un siècle plus tard le Japon change de régime avec l’ère Meiji. L’empereur veut s’éloigner du shogunat et réécrit l’histoire
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3rd partie
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Les ronin autrefois ambigus deviennent héros nationaux
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3rd partie
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Les gravures d’Utagawa Kuniyoshi en témoignent
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3rd partie
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faites en 1864, elles montrent les ronin en guerriers puissants, richement vêtus, chacun représenté individuellement
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3rd partie
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Leur identité devient claire et magnifiée
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3rd partie
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Ce processus de réécriture vise à fonder une nouvelle identité nationale sur des valeurs choisies : loyauté, bravoure, unité
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3rd partie
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Cette tendance s’accentue encore en pleine Seconde Guerre mondiale avec le film de kenji Mizoguchi en 1941
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3rd partie
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Commandé et financé par l’État, ce film fait des ronin les modèles absolus du bushido
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3rd partie
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Leur sacrifice est présenté comme naturel, nécessaire et dénué de souffrance.
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3rd partie
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Ce silence sur les conséquences humaines n’est pas anodin : c’est une réécriture idéologique, destinée à former une identité collective conforme aux attentes de l’État militariste
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3rd partie
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Ici, la fiction ne se contente plus d’embellir, elle instrumentalise, elle impose une version simplifiée de l’identité au service d’une cause
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Conclusion
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Ces œuvres montrent que la fiction ne se contente pas de raconter l’histoire : elle la change, et elle change aussi l’identité des personnages.
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Conclusion
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Les 47 rōnin ont été repeints selon les besoins de chaque époque : d’abord figures interdites mais admirées, puis héros tragiques et enfin icônes idéologiques.
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Conclusion
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Cette évolution pousse à se demander si on contrôle vraiment notre identité, ou si elle dépend des histoires qu’on raconte sur nous.
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Conclusion
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Cette idée m’a marqué, car elle va au-delà de l’histoire du Japon : elle montre comment nos sociétés utilisent l’art et la fiction pour définir ce qu’on pense être vrai ou juste.
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